Assurance médicale privée en NZ, oui ou non?

Article rédigé par Myriam (résidente en Nouvelle-Zélande)

Etant résidente, je me suis posée la question de l'intérêt à souscrire à une assurance privée alors qu’il y a un système de santé public auquel j'ai accès et qui me semble bon. J'ai décidé de partager le résultat de mes recherches, qui n'en n'est pas moins intéressant.

L'avis des locaux : assurance privée utile, oui ou non?!

J’ai d'abord demandé à mes amis locaux, si eux-mêmes étaient assurés dans le privé et pourquoi.

En fait, beaucoup de mes connaissances ont une assurance privée (soit via l'entreprise dans laquelle ils travaillent ou bien individuellement). A ma grande surprise, contrairement à la France, ils ne se couvrent que pour les situations graves du type hospitalisation ou spécialistes (peu ont souscrit à une couverture dentaire, optique ou généraliste comme nous faisons chez nous en France).

Selon eux, étant donné qu'ils consultent très peu les médecins pour de la bobologie (ils font généralement une visite en moyenne par an), se couvrir pour ce type de soins n'était pas financièrement intéressant, surtout que les médicaments ne sont qu’à 5 dollars par boîte, car subventionné par le gouvernement, et un rendez-vous chez le généraliste une 40aine de dollars. Aussi, parce que si c'est de la bobologie, ils vont à la pharmacie directement.

Pour l'optique ou les soins dentaire, les kiwis font peu de bilan "check up". En général, ils consultent quand il y a un problème. On est loin du bilan dentaire annuel de chez nous, ou des changements de lunettes tous les 2 ans comme proposé par la plupart des mutuelles en France. Les locaux me disent que ces options médicales ne valaient pas la peine, à moins d'avoir de graves problèmes dentaire ou optique. Le coût de ces options est généralement elevés et le plafond de remboursement moindre (en gros, il faut en avoir l'utilité). Néanmoins, les choses changent et les assurances privées proposent désormais des options pour les soins de prévention à prix hyper compétitifs.. (voir la dernière partie de cet article "rencontre avec les professionnels")

Aussi, via ces échanges, j’ai appris que le système de santé publique couvre vraiment bien pour les situations d'extrême urgence mais que lorsqu'une blessure est chronique ou moins urgente mais nécessaire, alors il devient plus galère d'avoir accès à de bons soins et rapidement via le service public. Mon voisin par exemple, qui n'avait pas d'assurance médicale, m'a confié avoir attendu deux ans et demi avec un poignet cassé dans l'île du Nord avant de pouvoir être opéré (donc pas de travail, et l’handicap qui va avec comme l'impossibilité de conduire, l'os s'est ressoudé entre temps mais pas correctement., etc…)

L'attente de 2 ans dans son cas a laissé des séquelles, et probablement aggravé son problème médical. Il ne se plaint pas, c'était gratuit mais aujourd'hui confie à demi-mot que dans le privé, cela aurait été bien plus facile et rapide.

Le système public, ce que l'on lit dans la presse locale

Après avoir discuté avec mes connaissances, j'ai lu pas mal d'articles sur le sujet afin de comprendre comment cela fonctionne exactement. J’ai mis les sources des articles de presses.

Ce que j'ai retenu de mes lectures, c'est la difficulté à obtenir des examens complémentaires gratuits via le public, lorsque la personne est face à un problème de santé. Parfois, les docteurs sont réticents à envoyer leurs patients pour des examens complémentaires quand un ensemble de symptômes ne sont pas clairement établis (pour éviter l'engorgement des services je suppose). Sans lettre de recommandations, les examens complémentaires sont à la charge du patient (et cela peut se compter en milliers de $). Dans ces cas là, les diagnostics de maladies curables arrivent trop tard, lorsque la situation est déjà beaucoup trop avancée. Via le privé, la question ne se pose plus.

Par illustrer mes propos, via mes recherches, j’ai appris un truc assez hallucinant. Si vous faites un test en pharmacie de détection de cancer de colons (test à 60$ en pharmacie) et que le test est positif, ce n’est pas toujours suffisant pour être éligible pour une coloscopie subventionnée (donc gratuite). Donc, si vous souhaitez vraiment la faire, la procédure est à vos frais, source ici.

Aussi, via mes lectures, j’ai aussi réalisé que les docteurs locaux sont très bien formés. Mais que trouver un spécialiste pour un type précis de blessure peut s'avérer plus difficile qu’en Europe où le nombre de médecins et de cas de maladies sont plus élevés. Et pour certaines conditions médicales, rien de vaut l'expertise d'un bon médecin spécialiste en la matière. Certaines compagnies d’assurance dans le privé ont bien compris cela, et pour éviter les mauvais diagnostics et opérations inutiles ou non adaptée à la situation médicale, elles proposent maintenant des programmes pour que votre dossier médical soit envoyé aux meilleurs spécialistes dans le monde afin d'avoir un second avis. Ce service n’est malheureusement pas disponible dans le public.

Concernant les médicaments en Nouvelle-Zélande, via mes lectures, j'ai appris que le gouvernement approuve une liste de médicaments. En partie subventionnés, ces médicaments sont appelés médicament PHARMAC, ce sont en général les traitements les plus connus et utilisés dans le monde, mais souvent pas les plus nouveaux ou les plus efficaces.Pour certaines maladies, les nouveaux traitements disponibles sur le marché ne sont pas accessibles car non listé sur la liste PHARMAC. Dans le privé, en choisissant l'option couverture médicaments non PHARMAC, vous y auriez donc accès, d'où l'avantage de souscrire à cette option, surtout si vous souhaitez obtenir les dernieres générations de médocs. Sources :

https://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=12228212

https://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=12228212

Ma rencontre avec les professionnels de la santé en NZ

Enfin de part mon travail, j'ai échangé avec des professionnels de l'assurance médicale. J'ai découvert que les mentalités changent dans le privé depuis les dernières années. Il y a une prise de conscience que la prévention (ce que le système public ne propose pas) doit être au cœur des plans de couverture d’assurance maladie privée. De ce fait, ces dernières années, plusieurs assurances privées proposent à bas coûts des options complémentaires pour couvrir les soins de prévention, y compris les soins dentaires, optique, de naturopathies et médecines douces. Par exemple,  CCM Assurance dispose option "DAY TO DAY " à moindre coût à ajouter au plan de base.

Couverture ACC, couverture en cas d'accident

Aussi, en cas d'accident, en théorie, ACC couvre les soins liés à cet accident si cet accident a lieu sur le territoire national, que vous soyez touriste ou résident. Elle ne couvre pas la maladie, ni l'infection. En pratique, c'est un peu différent. Il arrive parfois que ACC refuse de prendre en charge des soins justifiant que la blessure a été aggravée par un état de dégénérescence antérieur à l'accident, même si vous n'aviez aucune douleur dans le passé. Dans ce cas, une couverture médicale privée peut vous être très utile. 

https://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=11123293

Après toutes mes lectures sur le sujet ACC, c’est que la prise en charge est très complexe. 1ère chose. Elle n'est pas explicitée, ni sur leur site internet, ni au téléphone. Cette prise en charge est faite sur dossier et selon le type d'accident et les conditions de l'accident. De manière générale, si vous avez un accident en NZ. ACC couvre dans certains cas, et de manière partielle ou totale vos frais dépendamment des conditions de l'accident, ceci que vous soyez visiteurs ou expat..Pour ce qui est des soins posts opérations, de longue durée, même chose. C'est une prise en charge partielle et dépendamment du soin et de la durée. En résumé, ACC, en cas d’accident est un merveilleux outil mais certainement complémentaire à une assurance privée qui couvrirait tout ce qui ne seraient pas couverts par ACC. 

Cet article a été rédigé afin de vous donner les clés de compréhension du système de santé kiwi, et l'avantage ou non de s'inscrire dans le privé. Le choix de se couvrir reste personnel.

Je vous rappelle que CCM Assurance offre un plan de couverture santé privée parmi les plus compétitifs du marché. Nous vous invitons à nous contacter via le formulaire de contact si vous souhaitez plus de détails sur notre offre et/ou un devis.